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Mythologie chinoises

Added 16/2/2008



Une croyance profonde

En 1894, le gouverneur de la province de Moukden (aujourd’hui Shenyang, une ville de Mandchourie, au Nord-Est de la Chine – cette région a été le siège d’un conflit russo-japonais pour la possession de sa terre fertile) interdit formellement la mise en place d’un chantier pour la construction d’un chemin de fer : la tradition locale voulait qu’un dragon dormît couché sous la terre à cet endroit précis, et les trains qui y viendraient à passer pourraient lui briser la colonne vertébrale…

Les dragons ont toujours occupé, dans la cosmogonie chinoise, une place prépondérante. Loin d’être considérés comme des créatures malfaisante à l’esprit sournois et belliqueux, inféodées aux puissances du Mal. Au contraire, les dragons chinoise ont souvent maille à partir avec les hommes, qu’ils observent du haut du Ciel où ils vivent nombreux, avec une grande bienfaisance et à qui ils n’hésitent pas à prêter leur soutient et réconfort. Si les dragons sont bel et bien des animaux (encore qu’il ne faille pas les considérer ainsi) dont la puissance majestueuse a de quoi effrayer, ils ont dans l’ordre divin une fonction très importante de bienfaiteurs et de médiateurs. Bons ou mauvais, tous ont une utilité dans l’une ou l’autre des innombrables légendes qui en font des héros, de précieux auxiliaires ou des adversaires redoutables à la mesure de guerriers prestigieux. Et bien que certains dragons aient un caractère un peu vif et une fâcheuse tendance à brûler tout sur leur passage, la majorité d’entre eux, toutes races confondues, a pour tâche principale de venir en aide aux humains.


 
Un symbole important

Si certains dragons chinois provoquent des éclipses en poursuivant sans trêve le Soleil ou la Lune, rappelant qu’il arrive toujours à un serpent de se mordre la queue (n’oublions pas que la queue de Draco, le serpent-dragon de la constellation éponyme est formée des deux nœuds de la Lune…), d’autres soufflent sur les nuages pour provoquer l’ouragan. On raconte même qu’un dragon serait à l’origine du jour et de la nuit : ouvrant les yeux pour apercevoir la lumière, et les fermant pour la chasser.
Tous les dragons chinois entretiennent un lien très fort avec la Nature dont ils sont issus. Malgré leur apparence terrible, ces êtres sont avant tout dépeints comme aquatiques, étant chargé de faire du haut des cieux sur les récoltes. Il est souvent dit impossible à un dragon de cette sorte de vivre sans se nourrir d’eau, alors que le dragon occidental la craint, lui préférant le feu et la ruine. Or, celui d’Asie, et principalement de Chine, est une entité créatrice et inspiratrice, qui aime l’art, le travail et la beauté. Ce n’est pas un hasard si les " mauvais " dragons ont tendance à ravir de belles jeunes filles innocentes et pleines de mérite ! D’autre part, de nombreuses légendes relatent une amitié solide ou du moins une cordiale entente entre un homme et un dragon qui l’aide dans ses entreprises. La plus célèbre des paraboles chinoises à ce sujet raconte comment Yu, empereur de Chine en 2205 avant J.C. (cet empereur a vraiment existé !) reçut l’aide d’un dragon volant, qui l’aida à abattre une montagne afin de faire s’écouler des eaux dans la vallée après une inondation. Il est intéressant de constater par ailleurs que lesdits travaux furent bel et bien effectués, et le caractère admirable, car titanesque et prodigieux de l’entreprise n’a certainement pas manqué d’interpeller les conteurs de l’époque.

Nombreux donc sont ces récits où l’on évoque des dragons amicaux et désireux d’aider les hommes sans rien attendre en retour. Il est vrai que la cosmogonie confucéenne décrit le dragon comme un fonctionnaire (les Chinois voyaient les Enfers, correspondant à notre paradis – avec des degrés divers, comme dans la mythologie grecque – comme un gigantesque bureau où travaillaient des démons d’apparence animale) qui a pour rôle assigné de veiller sur les eaux de la Terre, océans, fleuves, et rivières en général. Il y a par exemple un Roi-dragon sous la mer, qui a beaucoup de filles et presque autant de gendres, dont on compte souvent les exploits ; mais il y a également des dragons au Ciel, où vit l’empereur céleste personnifié par un dragon doré. Il ne faut pas oublier qu’en Chine, on appelle l’empereur " dragon " ou " fils du dragon " et que son emblème est précisément cet animal. Lui-seul peut faire broder neuf dragons sur sa robe ; les généraux en arborent un plus petit nombre selon leur fonction. Et le trône de l’empereur est celui du dragon. On dit par ailleurs que les dragons ne se manifestent que pendant le règne d’un bon empereur. Ce caractère noble du dragon tient principalement en la symbolique de celui-ci, vivante preuve d’une union entre les cieux et la Terre. A la fois céleste, car il vole et vit dans les nuages, terrestre, car il aime descendre ou monter sur Terre pour s’y promener, parfois déguisé en humain, et aquatique, puisqu’il est associé à l’eau, à l’orage et aux crues, le dragon est également le résultat d’un équilibre entre le corps et l’esprit, le physique et le spirituel. Tout comme les créatures fabuleuse que l’on trouve dans diverses mythologies, et qui sont composées de différentes parties d’animaux dissemblables, le dragon possède un corps ambigu, en même temps serpentin, félin, marin, et un esprit sagace qui le rapproche des vénérables philosophes. Confucius ne disait-il pas que Lao-Tseu, son presque contemporain, était la personnification même du dragon ?


 
Un être composite

Reste à décrire l’animal. Comment en effet donner une image assez précise d’une créature que chaque légende adopte et modifie ? Etant l’un des animaux fondamentaux de l’astrologie chinoise (qui fonctionne selon un système très codifié associant les éléments naturels aux points cardinaux, à des couleurs et des saisons) il est au centre de nombreuses adaptations du mythe, et la littérature classique a puisé abondamment dans l’iconographie naturelle pour les développer. Efforçons-nous néanmoins de donner une idée de ce que doit être un dragon chinois.
En premier lieu, il est bon de savoir que le dragon naît des souffles joints de son père et de sa mère. Les œufs, nacrés et multicolores, sont laissés au bord de rivières. A son éclosion (et cela quelques mille ans après) il lui reste à changer peu à peu d’apparence. Il est couramment dit qu’il y a quatre espèces principales de dragons chinois. Les dragons sans cornes sont appelés Tch’eu-lung ; les dragons à écailles, plus nobles, sont les Kiao-Lung ; les dragons cornus se nomment K’ieou-lung et les dragons ailés, qui sont les plus puissants d’entre tous, sont appelés Ying-long et vivent dans le ciel. Ces transformations représentent la croissance du dragon, qui acquiert un à un ses attributs : pattes griffues, moustaches tournoyantes, cornes pointues qui lui donnent le sens de l’ouïe, puis, longtemps après, des ailes. Les dragons marins sont eux comparés à des poissons, et leur origine remonte aux Nâga de la mythologie hindoue (il s’agit d’un mot sanskrit), ces serpents à tête d’homme vivant sous la terre et liés à l’eau, ou parés d’un plumage radieux (d’ailleurs, les Nâga-oiseaux sont source de nombreuses légendes où de belles serpentes prennent l’apparence de femmes superbe au chant féérique, qui n’hésitent pas à aimer de puissants mortels).
Un traité de médecine datant du XVI° siècle donne une description assez complète du dragon : la créature possède " la tête d’un chameau, des bois de cerf, des yeux de lièvre, des oreilles de bœuf, un cou de serpent, un ventre de crabe, des écailles de carpes, des griffes d’aigle et des pattes de tigre " ! La description se poursuit et l’auteur d’ajouter que le dragon possède en tout quatre-vingt et une écailles, disposées neuf par neuf, car neuf est le chiffre de la chance. On voit ici pourquoi l’empereur de Chine seul arborait neuf dragons sur sa robe d’apparat. Enfin, l’on nous dit que sur sa gorge, les écailles sont à l’envers et hérissées de pointes. Précisons ici que les dragons japonais, semblables à leurs cousins chinois, sont plus sobres, davantage reptiliens (et un peu plus avides de chair fraîche) et dotés de serres à trois griffes, quand le dragon chinois en porte quatre ou cinq.


 
Un pilier de la philosophie mystique

En astrologie chinoise, le dragon (et donc surtout le Ying-long, le dragon céleste) est associé au bois et au printemps (le feu est l’élément du phénix, l’eau celui de la tortue) ainsi qu’à l’Est et la couleur verte. Cela n’est pas inconcevable lorsqu’on sait que le dragon provient du Yang, principe de lumière et de naissance, et veille sur la pluie bénéfique aux récoltes : il symbolise le renouveau éternel des saisons. Lorsqu’un éclat de tonnerre, déclenché à coup sûr par quelque combat céleste, engendre la pluie, y est vue la vie à naître de la végétation et de la fertilité. Il fait alors partie du Yin. D’ailleurs, étant dépendant de la pluie la plupart du temps, le dragon hiberne au fond des eaux à la saison sèche depuis l’équinoxe d’automne, et ne retourne au ciel qu’à l’équinoxe de printemps. Ciel où sa silhouette se dessine, sous forme d’étoiles… A ce sujet, une jolie histoire rapporte qu’un jour, le dieu du ciel (l’empereur céleste Tien Li) ayant décidé de détruire le monde par un déluge, son premier fils, Yu (le premier des dragons, dont le nom a probablement inspiré celui de l’empereur…), dieu attaché aux hommes, le supplia de mettre fin aux pluies, et se vit accorder la grâce des humains. Il entreprit de reconstruire la Terre, aidé d’une tortue qui creusait le cours de rivières avec lui. Alors justement qu’il formait le lit de la Rivière Jaune, il se heurta d’une falaise qu’il dût briser d’un coup de queue. On dit qu’à chaque fois qu’un poisson réussit à franchir cette passe désormais consacrée aux dragons d’un seul coup, il devient dragon à son tour et s’en va vivre dans les nuages… Toutefois s'il saute trop haut, la pluie ne tombe pas et c'est la saison sèche.
On affirme que les dragons possèdent une perle dans la gorge. Cette perle est le symbole de la parole précieuse, celle qui enseigne et profère la sagesse, l’ordre et l’autorité : une parole noble, une parole impériale. Mao avait coutume de dire qu’on " ne discute pas la perle du dragon " : c’était s’attribuer les caractéristiques méritoires de cet animal très considéré, sage et plein d'autorité, dont la seule évocation portait bonheur.


 
Dragons et médecine chinoise

Porte-bonheur, le dragon l’est aussi, selon l’alchimie chinoise, de façon médicinale. Assez pragmatiquement, le dragon se consomme, dans des recettes si fantaisistes cependant qu’elles ne peuvent, elles aussi, qu’appartenir en partie à la légende.
L’on s’aperçoit par exemple que la langue de dragon confère intelligence et bel esprit ; que son cœur donne force et courage ; que ses os et que ses dents broyés apportent vigueur et santé. Les dents guérissent même de la folie ! Quant aux foie et cerveau, ils préservent de la dysenterie. Et enfin, le sang de dragon, prisé par les héros en tous genres, accorde l’invincibilité. Cela rappelle les légendes hindoues où les dragons produisent le soma, breuvage d’immortalité.




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Category : dragon chinois

Définitions

Added 18/2/2008


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Dragon (militaire)
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dragon n. masc. (anc. fr. " étendard ", où figurait un dragon). MILIT. 1. À l'origine (XVIe s.), soldat se déplaçant à cheval et combattant à pied, puis soit à pied, soit à cheval. Motorisés au cours des années 30 (bataillons de dragons portés), les régiments de dragons sont maintenant équipés de blindés. 2. Nom d'un type de couleuvrine.

dragonne n. fém. Boucle faite d'un cordon de passementerie (parapluie) ou d'une lanière de cuir (bâtons de ski) qu'on passe au bras ou au poignet.

dragonnades n. fém. plur. Nom donné aux persécutions exercées sous le règne de Louis XIV contre les protestants. On logeait chez les villageois des dragons (surnommés les "missionnaires bottés"), qui étaient encouragés à se livrer à toutes sortes d'excès pour amener leurs hôtes forcés à se convertir au catholicisme. Étendues par Louvois du Poitou à tout le Midi huguenot, les dragonnades les plus notables eurent lieu en 1681, 1684 et 1685 et continueront jusqu'en 1698.

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Dragon (reptile)
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dragon volant n. masc. Espèce ( Draco volans) de Reptiles sauriens agamidés, longue d'env. 20 cm, diurne et arboricole, endémique en Asie. Le dragon volant est capable de franchir de 7 à 10 m en vol plané grâce à ses ailes dermiques, replis cutanés latéraux soutenus par les dernières côtes.
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Dragon de Komodo
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C'est un aviateur qui, à la suite d'un atterrissage forcé, découvrit le varan de Komodo en 1912. Surnommé "dragon de Komodo", cet énorme saurien est localisé dans de petites îles d'Indonésie (Komodo, Rinca, Flores), à l'est de Java.
Il peut dépasser 3 m de long et peser jusqu'à 135 kg. Ce varan géant, à la tête massive et à la queue puissante, possède une denture constituée de dents robustes, mesurant 1 cm de long et incisées sur leur bord postérieur (dents crénelées). Il a une peau granuleuse, brune ou noirâtre, et possède de fortes griffes. Il se nourrit de proies volumineuses, tels les petits porcs sauvages, des cerfs, des singes, mais aussi de rongeurs, de poissons, d'œufs, de charognes, etc.
Bon nageur, il s'aventure parfois en mer, mais son domaine est désormais limité à un parc national. Il a été l'objet d'une chasse impitoyable qui a entraîné sa raréfaction, on estime qu'il en reste à peine 2 ou 3 milliers d'individus. L'espèce est désormais protégée.

Si certains lézards sont appelés dragons (dragon de Komodo, dragon volant...), il ne faut pas en déduire que les sauriens ont contribué à la genèse du mythe du dragon. Le problème est vaste et complexe. Les dragons se retrouvent dans les traditions de nombreux peuples, où ils sont en général vaincus par des héros: Apollon et Hercule, dans la mythologie gréco-romaine; Vishnu en Orient; le roi Arthur et Lancelot en Occident; saint Georges dans la tradition chrétienne.
On a pu penser que les grands varans, comme d'ailleurs les crocodiles, avaient inspiré de telles légendes: dans de rares cas, il est possible que des squelettes de dinosaures ou d'autres animaux fossiles aient joué un rôle dans ces croyances. Mais, plus généralement, les dragons pourraient symboliser des forces naturelles, et il ne faut pas forcément chercher derrière eux des animaux réels: ainsi, le fait qu'ils crachent le feu évoque plutôt les volcans, et la Tarasque (représentation d'un dragon monstrueux) symbolise les crues du Rhône.

 
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Dragon (mythologie)
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dragon n. masc. (lat. draco). 1. Animal fantastique que l'on retrouve dans de nombreuses mythologies. 2. Fig. et fam. Personne intraitable et impitoyable. (Souvent iron.) Un dragon de vertu : femme inaccessible ou qui affecte de le paraître. 3. Pays en voie d'industrialisation rapide. Les dragons du Sud-Est asiatique.
dragon
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Etymologie
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Il semblerait que le nom du dragon provienne de l'indo-européen par le grec "drakôn" et le latin "draco". Le mot grec provient du verbe "derkomai" qui signifie "regarder, fixer" alors que son sens premier était "brillant". Le dragon des anciens grecs était un reptile monstrueux, souvent gardien d'entrées interdites au même titre qu'un Cerbère ; témoin celui que tua Héraclès (Hercule) et qui, selon la définition du premier dictionnaire de l'Académie française, "gardoit le jardin des Hespérides" où le héros célèbre cueillit les pommes sacrées de la déesse Héra. En vérité, le qualificatif de "dragon" pour un être humain (en principe une mégère) provient directement de l'imagerie médiévale, associant de ce fait l'homme et la bête monstrueuse, symbole des passions coupables.
dragon

Si les noms de "dragonne" et de "dragonniers" se rapportent bien à l'animal (la dragonne fait référence à l'habit des dragons et le dragonnier aurait des propriétés d'alchimie comme la mandragore ou la belladone) l'adjectif "draconien" est tiré directement d'un nom propre. En effet, Athènes avait en son gouvernement, au cours du VII° siècle avant notre ère, un archonte nommée Drakôn, et dont la sévérité et l'intransigeance sont restées célèbres jusqu'à nos jours. Il appliqua durant son office de nombreuses lois des plus dures, tant que l'on prit l'habitude de qualifier de son nom chaque loi contraignante et sans appel.

 
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Symbole de vie

Added 20/2/2008




Symbole de vie et de puissance en Chine, protecteur en Indonésie, gardien des sabres au Japon,
maléfique et ravisseur de princesses en Europe médiévale.

Dans la tradition européenne (mythologie grecque, celtique et nordique),
il s'agit d'une créature ailée et soufflant le feu, dont le corps écailleux fait penser à une appartenance au monde des reptiles.
 Il a donné son nom au dragon de Komodo. Toutefois, c'est un non-sens que de classer une créature fantastique dans une taxinomie du règne animal
. Cela signifierait de facto que des dragons réels ont été vus, voire étudiés au cours de l'Histoire…
dragon eclair

En outre, la catégorie des reptiles est elle-même sujette à caution du point de vue scientifique,
 incluant ou non les oiseaux en raison de considérations morphologiques.

Le terme dragon désigne également des créatures similaires d'autres cultures,
 comme les ryuu (en japonais: ?) japonais ou les dragons chinois.

Les chevaliers tueurs de dragons sauroctones
se virent par la suite canonisés, ou octroyés des exploits historiquement incohérents
(le saint Georges historique tuant un dragon plusieurs siècles après sa propre mort).
Le seul témoignage de ces chevaliers est une iconographie médiévale abondante et largement diffusée.
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Coeur de dragon ( ameno " era " )

Added 21/2/2008

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SYNOPSIS

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En l'an 934, la reine Aislinn sollicite l'intervention d'un  venerable et puissant dragon pour sauver la vie de son fils Einon,tombe dans une embuscade. Le dragon fait alors l'offrande de la moitie de son coeur au prince. Sitot monté sur le trone, Einon se revele etre un tyran. Son precepteur, le chevalier Bowen, est convaincu que le coeur du dragon a empoisonne son disciple. Il quitte la cour en se jurant d'exterminer cette race maudite.

Date de sortie : 30 Octobre 1996  

Réalisé par Rob Cohen Avec Julie Christie, Dennis Quaid, Pete Postlethwaite

Film américain. 

Genre : Fantastique

Durée : 1h 43min. 

Année de production : 1996

Titre original : Dragonheart





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Legende vietnamienne

Added 24/2/2008


Il n'y a pas de contes ni de légendes vietnamiennes sans cet animal fabuleux et mythique qu'on appelle communément Con Rô`ng ou plus littéraire Con Long ( ou le Dragon en français ). Il fait partie des quatre animaux au pouvoirs surnaturels ( Tu' Linh ) et occupe la première place. Il est employé fréquemment dans l'art vietnamien. On le voit non seulement dans les pagodes mais aussi sur les arêtes des toitures, sur les poutres des charpentes, sur les meubles, sur les pièces de la vaisselle et sur les étoffes. Il est aussi l'animal emblématique choisi traditionnellement par l'empereur sur ses vêtements. Il n'est pas, à proprement parler, adoré par les Viêtnamiens mais ils voient en lui son pouvoir surnaturel et ses bienfaits. Cet animal ailé et puissant cracheur de feu passe aussi pour un élément clé de la mythologie Viet. Tout Vietnamien se croit fermement descendant du roi Dragon La.c Long Quân venu des Eaux et de la fée Au Co d'origine terrestre. De cette union, la fée déposa cent œufs qui donnèrent le jour à cent robustes garçons. Plus tard, lors de la séparation du couple, une cinquantaine de garçons suivirent le père Dragon vers les basses régions côtières et fondèrent la première nation vietnamienne ayant comme nom " Van Lang" tandis que les cinquante autres suivirent leur mère terrestre vers les hautes plaines pour donner naissance plus tard à un microcosme ethnique le plus complexe du monde ( une cinquantaine d'ethnies). Bien que cette version des Sept Tribus d'Israel soit débridée et poétique, elle permet néanmoins aux Vietnamiens et aux minorités ethniques de cohabiter tant bien que mal dans ce pays en forme de dragon et de s'unir comme un seul homme pour venir à bout des agresseurs étrangers dans les moments difficiles de leur histoire.


Selon une légende Vietnamienne, c'est grâce au retour d'un dragon bienfaiteur que les hordes barbares venant du Nord furent mises en déroute. Ses langues de feu crachées se transformèrent au contact de la mer en une multitude d'îlots, écueils aux formes extravagantes. C'est pour cela que cette baie est connue en viêtnamien sous le nom "Ha. Long" ou ( la Descente du Dragon). Elle devient ainsi la huitième merveille du monde et le site naturel le plus visité par les touristes étrangers lorsque ceux-ci débarquent au Viet-Nam. Le dragon est vu partout même dans le delta du Mékong. Ce fleuve né dans les contreforts de l'Himalaya ( Tibet) se divise en neuf bras ou en neuf dragons pour se jeter dans le golfe de la Cochinchine ( ou Nam Bô.). C'est pour cela que cette région s'appelle Cu u Long ( ou Neuf Dragons en français ). Il a été vu également dans le songe par l'empereur Ly' Tha'i Tô , ce qui permit à ce dernier de transférer sa capitale sur la localité Dai La que les géomanciens ont jugées propice à l'abri des eaux du fleuve Rouge meurtrier. C'est pour cela que la capitale Hà Nô.i fut connue à une époque sous le nom " Thang Long" (ou la montée du Dragon ).
Le dragon est aussi le symbole de l'empereur. C'est pourquoi ses pattes doivent posséder cinq griffes. Si on voit sur un meuble, sur un coffret ou sur une porcelaine un dragon à cinq griffes, c'est que l'objet en question est destiné au service de l'empereur. Par contre, d'une manière générale, le dragon n'a que quatre griffes.


Il est encore le symbole du mari, du fiancé et plus généralement de l'homme. Quant à la femme, elle est représentée par le phénix. C'est pourquoi lorsqu'on veut faire allusion à un mariage, on associe souvent sur une broderie ou sur un panneau sculpté un dragon à un phénix. C'est aussi cette association que les poètes évoquent dans leurs poèmes pour parler du bonheur conjugal, de la joie partagée.
Si ce monstre marin rebute facilement la plupart des peuples, il fait partie par contre du quotidien vietnamien. Il est chargé de veiller , à la ville impériale Huê', sur les tombeaux des empereurs Nguyen avec tout son corps de bris de céramique multicolore. Doré, il s'enroule autour des piliers de laque carmin des palais impériaux. Il est l'un des douze signes astrologiques du calendrier lunaire. Il devient non seulement la broderie sur soie des vêtements pour les touristes mais aussi la figure de proue aux couleurs criardes sur les jonques de la baie de Ha. Long.
Dans le berceau de légendes qu'est notre Viêt-nam, nous nous sentons mieux protégés par ce monstre marin car nous sommes convaincus que nous sommes toujours descendants du roi Dragon.

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Category : dragon mythologique