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Legendes

Added 12/2/2008

Les serpents ont toujours suscité une répugnance instinctive, et il semble que les Grecs appelaient "dragon" tout reptile ressemblant à un serpent.
dragon serpent


En Occident comme en Orient apparaît cet animal fabuleux : un serpent gigantesque avec des ailes de chauve-souris, des pattes munies de serres, une peau couverte d'écailles, une énorme gueule crachant du feu.

Le dragon a souvent été représenté comme le gardien d'un trésor.
Ce fut le cas des Grecs qui en firent le gardien de la Toison d'or et du jardin des Hespérides.
dragon trois tetes


Dans de nombreux récits bibliques le dragon est représenté comme un monstre à plusieurs têtes, combattant Yahvé et son peuple.
Tradition reprise au Moyen Age, où le dragon personnifie le démon et ses pouvoirs.
Dans ces légendes, le dragon est toujours un être maléfique qui terrorise un pays et dévore des innocents : un guerrier ou un saint réussira à le vaincre grâce à leur courage et à une aide surnaturelle.
dragon avec symbole chinois


En Chine, le dragon est l'un des quatre animaux magiques avec le phénix, la licorne et la tortue.
Mais, à la différence des occidentaux, les dragons asiatiques ne sont pas toujours maléfiques.
On dit qu'un roi chinois possédait des dragons dans ses écuries.
Il les utilisait comme monture ou leur faisait tirer des carrosses.
Les paysans chinois, eux, préféraient associer le dragon aux évènements de la nature, aux nuages et à la pluie, surtout.
Les Chinois disaient que le dragon tirait sa force d'une petite perle qu'il conservait entre ses lèvres, prêt à l'avaler car, si on la lui prenait, il devenait doux et inoffensif comme un agneau.

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Mhythes du dragon

Added 12/2/2008

dragon noie en colere
Animal fabuleux qui figure dans la mythologie et dans les légendes populaires de presque tous les pays, le dragon est l'une des créatures mythiques les plus connues et les plus mystérieuses qu'il soit données de voir dans une mythologie. Il est le plus souvent figuré sous l'aspect d'un serpent ailé, avec une tête monstrueuse. Il est recouvert d'écailles, souvent vertes, armé de griffes et de dents aiguës, d'un dard menaçant, et vomit des flammes par la bouche. Dans l'Antiquité et au Moyen Âge, le dragon joue un rôle important dans les légendes héroïques. Citons chez les Grecs les dragons de la Colchide, celui du jardin des Hespérides, ceux de la fontaine de Castalie, le monstre que tua Persée, et, au Moyen Âge, les dragons tués par le chevalier Gozon et le chevalier de Belzunce, et ceux qui figurent dans l'Arioste. La victoire sur un dragon est d'ailleurs l'exploit qui couronne la vie de maints héros légendaires du Moyen Âge: le roi Arthur, Lancelot, Tristan, Siegfried, saint Georges, saint Marcel (qui vint à bout de celui de Paris), etc. On trouve aussi des exploits de ce genre dans la mythologie scandinave et chez les peuples asiatiques, notamment dans les légendes annamites et chinoises. Le dragon figure même dans le Nouveau Testament (Apocalypse), où il symbolise la puissance de Satan; on le retrouve dans l'iconographie de saint Michel.
dragon et walkyrie

La Chimère est une variante du thème du dragon. C'est un monstre fabuleux de la mythologie classique, à tête de lion, corps de chèvre et queue de dragon. Elle fut tuée par Bellérophon, monté sur Pégase. La tarasque est un monstre légendaire qui désolait la Provence: elle était amphibie, avec une tête de lion, six pattes, et une queue de serpent; son souffle répandait une odeur pestilentielle. Elle fut maîtrisée par sainte Marthe. La légende de la tarasque s'est perpétuée à Tarascon, ville qui lui doit son nom, par la fête de la Tarasque, au cours de laquelle une reproduction du monstre est portée par douze hommes.
Les légendes de dragons ne semblent guère avoir été inspirées par les grands reptiles ou par les restes de dinosaures, qui étaient d'ailleurs, jadis, mal interprétés. Les dragons sont plutôt les incarnations des forces obscures de la nature ou de calamités naturelles: volcans dans le cas de la Chimère, crues du Rhône dans celui de la tarasque. Il est à noter que le dragon qui est très généralement présenté comme un symbole du Mal, est au contraire considéré comme bienfaisant dans la culture chinoise où il incarne le yang, principe mâle du cosmos.
eragon

D'ailleurs, il est fait mention du dragon dans les mythologies primordiales, il y a plus de 5000 ans avant notre ère, où il est déjà un serpent énorme et doté d'un grand esprit. Il est un dieu, à l'origine même du monde. La mythologie assyro-babylonienne nous présente le dragon sous cette forme. L’eau est l’élément primordial, et c’est de la fusion de l’eau douce (Apsou) et de l’eau salée (Tiamat), incarnés par deux dragons que naissent tous les êtres et les dieux qui suivent. Ainsi les premières divinités qu’ils engendrent sont Lahmou et Iahamou, qui eux-mêmes engendreront les principes mâle (céleste) et femelle (terrestre) qui donneront vie à de grands dieux puis à l'humanité.
Dans la continuité de la cosmogonie assyrienne, Apsou se plaignit que les nouveaux dieux, plus perfectionnés et habiles, prissent le pouvoir, et complota avec son épouse Tiamat pour éliminer leur descendance. Les deux dragons primordiaux furent assassinés l’un après l’autre en combat singulier, et le corps de Tiamat la sorcière découpé en deux moitiés : l’une fit la voûte du ciel, et l’autre le monde terrestre.
Curieusement, dans de nombreux récits de la création du monde, les dragons occupent une place essentielle dans la formation de la cosmogonie, et de ce qui devient la Terre. Bien avant la vision terrible qu’en présentent les Livres saints de notre cosmogonie contemporaine (celle des religions les plus récentes, le Judaïsme, l’Islam et la Chrétienté, qui ont des racines identiques), l’image d’un tentateur ou d’un monstre dangereux ennemi des hommes, le dragon a été vu comme une créature puissante et respectable, symbole mystique d’une union entre le Ciel et la Terre.
dragon vert

Pour certains, les dragons était le nom donné à la race supérieure des Atlantes, ces hommes que Platon décrivait comme antérieurs à l’homme de la Terre et dotés par les dieux d’un pouvoir surhumain ainsi que d’une grande science. En héraldique, le dragon est un emblème noble à rapprocher de la bravoure ; et n’oublions que, bien qu’il soit la créature à abattre par excellence, la rencontre du héros avec le dragon détermine ne sort de celui-ci dans l’aventure et sa quête de gloire ! Quant aux Hindous, ils parlent des Nagas, ces êtres féériques qui se parent d’écailles et de plumes d’oiseau, et dont le chant merveilleux emplit les cœurs d’amour et de tristesse… Selon les Aztèques encore, les dieux frères Tezcatlipoca et Quetzalcoatl s’affrontent sans cesse pour la domination du monde. Le premier est un jaguar, dieu guerrier et avide de sacrifices ; l’autre est un serpent à plume, sage, pacifique et avisé.
dragon rouge a toise blanche
On peut trouver maintes explications à la fascination des hommes de toutes les époques et de toutes les religions pour cet animal fantastique. Assurément, l’aspect du serpent, à la fois lisse et froid, glissant comme sur de l’eau et sinueux comme un mensonge, a inspiré nombre de conteurs ; sa morsure parfois mortelle a dû impressionner plus d’un homme, pour faire entre tous de cet animal le symbole du péché. Cette métaphore aisée, qui le compare d’ailleurs à une femme, n’est pas si éloignée de la conception d’un dragon bénéfique et conseiller, tel qu’il est vu dans la philosophie chinoise notamment. De nombreuses légendes rapportent des transformations de femmes en serpents, et de serpents en femmes ; il y eu des Mélusine et des vouivres dans toutes les civilisations. Cela étant sans doute lié à l'apparence ambiguë du serpent : un animal terrien mais qui se déplace sans membres, qui peut se faire amphibie à l’occasion et dont le sillon sablonneux ressemble à s’y méprendre au sillage tracé dans l’eau. Nul doute que c’est le serpent qui a inspiré cette vision fabuleuse d’un être monstrueux associé à la puissance et à la peur. En dépit de ces origines communes, le dragon diffère d’aspect selon les mythologies. Il est terrestre selon le folklore amérindien, sans doute apparenté au varan puisqu’il se déplace au sol et dévore le gibier ; aquatique et ophidien pour les légendes marines ; aquatique et aérien d’après les mythes asiatiques, qui le munissent d’ailes et lui font parfois cracher le feu ; aérien et terrestre en Europe où il crache souvent le feu, manifestant un caractère des plus belliqueux.
dragon protegeant ses oeufs

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Les fondements du mythe

Added 2/3/2008


     
       
La plus ancienne trace connue du dragon est sumérienne, elle remonte à 5 000 ans avant notre ère :le dragon Asag déroba des tables de la Loi gravé par le puissant dieu Enlil.
Ce dernier chargea le dieu solaire Ninurta de pourchasser le dragon. A l'issue d'un combat titanesque le dragon fut vaincu et l'Ordre sauvé. Ce récit semble avoir posé pour l'éternité le mythe du dragon.Le dragon n'est pas au départ une créature de notre monde. Il est préexistant à notre monde, en marge, voire à l'origine de celui-ci. Pour les Babyloniens, c' est un couple de dragons qui engendra les dieux et les autres dragons.
 Apsou et sa compagne Tiamat surgirent eux-mêmes de l'océan primordial.
 Le monde a été créé avec la dépouille de Tiamat tuée par la dieu Mardouk, lors du conflit entre les dieux et les dragons.Certaines légendes celtiques et amérindiennes parlent également d'un monde créé à partir de la dépouille d'un dragon. Un légende veut ainsi que la Bretagne soit en fait le corps du dragon terrassé par l'archange Michel.
 Parmi les dragons cosmiques, citons encore le Midgardorm scandinave dont le corps fait le tour de la Terre. Mentionnons également Quetzalcoatl, le célèbre serpent à plumes des Toltèques et des Aztèques.


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