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blog sur les dragons...

Added 10/1/2008





ce blog est fermé mais tout ces articles restent a votre disposition..bonne lecture
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Category : dragon

Dans la légende arthurienne

Added 14/1/2008


On retrouve  cette assimilation du dragon à la toute-puissance du Chef en Bretagne, avec le Roi Uther (père d'Arthur) surnommé « Pendragon », ou « tête de dragon ».

Restons en Bretagne un instant, pour évoquer Merlin l'Enchanteur, dont la sagesse était légendaire dès l'enfance. Le tyran Vortigern, celui-là même qui avait exilé Uther Pendragon et ses frères, pour usurper leur trône, voulait bâtir une forteresse imprenable. Or, malgré tous les efforts de ses ouvriers, et les invocations de ses mages, l'édifice s'écroulait à peine sorti de terre, et de ses fondations s'élevait une clameur terrifiante. Un sacrifice humain s'imposait pour conjurer les mauvais esprits, et Vortigern allait condamner le jeune Merlin, que sa naissance illégitime désignait comme victime idéale, lorsque celui-ci lui donna la solution : « il y a dessous le sol, juste au point où la construction doit prendre appui, deux dragons énormes. Lorsqu'ils commencent à éprouver sur eux le poids de la bâtisse, ils s'agitent, et les murs s'écroulent. » Le tyran fit creuser plus profond, et l'on découvrit deux dragons, l'un rouge et l'autre blanc, qui, sitôt mis à jour, s'affrontèrent en un terrible combat, que gagna finalement le Dragon Rouge. Merlin donna alors la signification de ce combat : « Roi, je te dirai que ces dragons représentent, le rouge, la nation Bretonne, le blanc, toi, Vortigern. Ce pays, tu le possèdes indûment. Mais le Dragon rouge est en route, malheur au Dragon blanc, car il court sa perte. »

Nous retrouvons ces dragons habitant la terre dans les légendes concernant Mélusine, et, plus généralement, la Vouivre. La terre, elle-même, a longtemps été comparée à un dragon, et les anciens nommaient Veines du Dragon ces courants telluriques qu'ils essayaient de concentrer en y élevant pierres levées et monuments.

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dragon mythologique germano-nordique

Added 21/1/2008

La mythologie germanique est intensément foisonnante de mythes, de légendes et de prophéties assez sombres, et de croyances profondes qui ont engendré notre civilisation d’Occident sans que nous en soyons conscients, et est de nos jours pratiquement oubliée. Sa vision très noire du monde et des hommes, et sa grande lucidité sur leur devenir, a donné lieu à de très belles légendes et à des épopées fabuleuses à la fois sanglantes et poétiques. Il était naturel qu’on conférât au dragon-serpent une place aussi importante dans la cosmogonie nordique, lui qui symbolise si aisément l’union des contraires et la fascination de l’Inconnu. Evoquer toutes les apparitions et interprétations du mythe serait impossible à réaliser en si peu de pages ; surtout qu’à la différence du dragon chinois, élément essentiel de la tradition et de la pensée chinoise, le dragon scandinave est d’une part moins connu (même si les descendants des Vikings et des anciens Saxons vivent encore, les anciennes croyances germaniques ont presque complètement disparu, et très peu d’écrits demeurent) et d’autre part, il symbolise moins une entité d’esprit qu’une force maléfique.

Car le dragon des Vikings, celui qui ornait la proue des Drakkars partis à la conquête du Monde vaste, n’est pas un philosophe : c’est un monstre, au sens antique et contemporain du terme. Engendré par des créatures mauvaises ou par des éléments hostiles, il déploie sa grande force à faire le Mal et à nuire, encore plus qu’aux hommes, aux dieux qu’il contre sans cesse. En ce sens, il est bien plus proche de la conception chrétienne du reptile sournois et tentateur que de la vision très colorée et philosophique des Asiatiques ; mais il faut se rendre à l’évidence que nous devons à cette mythologie-là plutôt qu’à celle de Confucius. Pourtant, elle nous est à présent si obscure qu’on la connaît bien moins que sa sœur d’Asie. En raison de quoi, il s’avère nécessaire de rappeler quelques principes fondateurs de cette mythologie.


Il est impossible de connaître précisément la nature des croyances des anciens peuples germaniques. Développées bien avant l’ère chrétienne, elles nous ont été livrées par les historiens médiévaux qui les ont de beaucoup déformées, en raison surtout de leur paganisme évident. Et comme il y a excessivement peu de traces écrites de ces croyances, pratiquées par des peuples pour qui l’écriture n’en était encore qu’à ses débuts à leur origine, les seuls témoignages qui nous restent sont les sagas, ces fameux poèmes épiques vantant les exploits de héros prodigieux. Cet ensemble de croyances est en vérité double : d'une part la mythologie d'origine scandinave, très ancienne et qui a jeté les bases complexes des religions européennes, et la mythologie germanique d'autre part, adaptée de la première un peu comme les Romains adaptèrent les mythes grecs. les noms employés ici appartiennent à la dénomination scandinave, et leur graphie est francisée tout en restant le plus possible proche de la version originale, impossible à transcrire avec les caractères modernes. Les quelques mots qui vont suivre concernent les personnages principaux des sagas, présentés en contexte.
Pour ce que l’on en sait, la cosmogonie scandinave s’organise autour de dieux. Les principaux sont Odin, dieu de la guerre ainsi que de la sagesse, son épouse Frija, déesse du foyer, le dieu Thor au marteau terrible, qui protégeait le séjour des dieux (on ne peut s’empêcher d’évoquer Zeus, Héra et Héphaïstos) et Loki le fourbe, principe du Mal. Il y avait de nombreuses divinités secondaires dont beaucoup n’avaient pas grande importance et fonction les dieux constituaient à l’origine une confédération de deux tribus guerrières, les Ases (une douzaine de dieux, les plus puissants) et les Vanes. La plupart des grands héros ou monstres étaient des descendants des dieux, dont les célèbres Walkyries, femmes superbes qu’Odin choisissait pour envoyer en apparition au guerrier le jour de leur mort.
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Les thèmes principaux de la cosmogonie germanique
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Car dans la mythologie scandinave, la mort est omniprésente ; on pourrait même dire qu’elle est la principale préoccupation de chacun et surtout des hommes, mortels bien évidemment, mais qui ne sont pas à l’abri d’acquérir l’immortalité par de hauts faits. Il est noble et glorieux par-dessus tout de mourir au combat, l’épée à la main et le cri de guerre à la bouche. Les Walkyries, guerrières casquées montées sur des chevaux aériens, survolaient les champs de bataille et portaient chance au plus valeureux des belligérants. Il n’était pas rare qu’elle emporte avec elle le plus beau des vainqueurs jusqu’au palais d’Odin où il festoierait, servi par elles, pour l’éternité.
L’éternité scandinave a une relative longueur : il est dit qu’au dernier jour du monde le Mal triomphera des dieux du Walhalla et qu’un feu gigantesque embrasera tout l’univers, ne laissant plus que le néant.

 


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Jormungand, le serpent cosmique
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Le responsable de sa naissance est Loki, le plus vil de tous les Ases, le beau Loki, surnommé le " détracteur des dieux " et manifesté comme génie de l’air et du feu, ainsi que du désordre et de l’insatisfaction. Marié à la fidèle Sygn, dont il a déjà un fils, il la trompe cependant avec la géante Angerboda qui lui donne trois enfants : ce sont des monstres. Il y a Hel, la déesse des Enfers, Fenrir, l’horrible loup ennemi des dieux (celui qui brisera ses chaînes à la fin du monde et qui se retournera contre eux) et Jormungand le serpent. Celui-ci vit dans le Midgard, le monde du milieu. On le représente parfois se mordant la queue, comme l’Ouroboros des alchimistes ; il est si grand qu’il encercle le monde. En vérité, il se mord bien la queue : et cela pour maintenir son équilibre avec celui du monde, qu’il enserre en ses anneaux. Lorsqu’il venait de naître, Odin l’avait jeté à la mer, mais il avait grandi tant et tant qu’il finit par faire le tour de la Terre. Trois fois, Thor, le dieu au marteau, le rencontre, et trois fois, il se jure de l’abattre. Les deux premières furent un échec ; la troisième aura lieu à la fin des temps, et il a été prédit que Thor vaincra enfin Jormungand, mais que le venin du serpent l’empoisonnera.

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Fafner le parricide, ou la genèse des Nibelungen
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S’il est bien un dragon célèbre entre tous dans la mythologie nordique, il s’agit de Fafner, ou Fafnir, un humain changé en dragon par vilenie. Cette histoire est celle de Sigurd, le héros tueur de dragon rendu célèbre par la tétralogie de Wagner (c’est la légende de l’anneau des Nibelungen, les Nains sous la montagne, qui inspira Tolkien pour son fameux roman) sous le nom de Siegfried. Cette histoire raconte qu’il y avait jadis un fermier riche du nom de Hreidmar, très versé dans les arts occultes, qui avait trois fils : Otter, Fafner et Regin. Otter avait le pouvoir de se changer en loutre, et un jour qu’il s’était métamorphosé il fut tué, par erreur, par les dieux. Hreidmar entra alors dans une colère noire, et exigea qu’on paie une compensation en or pour la mort de son fils. Il voulait qu’on remplît d’or la dépouille, et qu’on l’en couvrît. Les dieux obtempérèrent, mais l’or qui fut donné avait été dérobé au nain Alberich, lequel jura malheur à quiconque s’emparerait du trésor. Au milieu de ce trésor se trouvait un anneau d’or, superbe et ordinaire, qui avait le pouvoir de corrompre ; Hreidmar fut immédiatement séduit et s’en saisit. La cupidité le prit, et il refusa de partager l’or entre ses fils restant. Fafner et Regin complotèrent alors pour faire main basse sur le trésor, mais Fafner doubla son frère en assassinant son père, et se métamorphosa en dragon, gagnant le plateau de Gnitaheid où il s’installa, veillant jalousement sur son or jusqu’à la venue du héros Siegfried, guidé par un mystérieux inconnu qui n’était autre que Odin déguisé. Fafner n’abandonnant son trésor que pour un temps très court, le temps d’aller boire à la rivière ; aussi le héros se dissimula-t-il parmi des branchages, attendit-il et perça-t-il le ventre vulnérable du dragon de son épée tranchante. Portant la main à ses lèvres, il goûta le sang du dragon et s’aperçut bientôt qu’il pouvait entendre le chant des oiseaux ; puis il se saisit du trésor, ignorant qu’il était maudit. Il est probable que ce récit mythique ait donné naissance au thème récurrent du dragon gardien de trésor, en même temps qu’il livre une réflexion symbolique sur l’avidité et le caractère vain de celle-ci.

 

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Ambiguïtés de l'apparence reptilienne
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Que l’on soit bien clair : parler de dragon alors que tous les dragons du Walhalla semblent être des serpents n’est pas fortuit. La vision scandinave du dragon est tout à fait différente de celle, colorée et optimiste, des orientaux. Il ne faut pas oublier qu’un dragon est avant tout une créature écailleuse et de bonne taille, souvent pourvue de griffes et d’intentions douteuses. La plupart du temps, la comparaison s’arrête là entre le dragon d’Orient et le dragon occidental hérité des mythes germaniques et celtiques et plus directement du monde médiéval. Si le dragon est bien une créature ailée crachant le feu, c’est que le " dieu " des Enfers chrétien règne sur un monde brûlant et sulfureux, et que l’une de ses incarnations se doit de posséder tous les attributs de sa charge. Or, si le feu n’est pas une si bonne chose pour les Germains, il reste néanmoins source de chaleur, donc de vie, et de puissance – un rôle guerrier rempli par Thor par exemple et par Odin. Tous les dragons illustres présentés ici sont donc des serpents, ou plutôt un mélange surprenant entre le serpent et le ver : le ver, c’est ainsi qu’on appelle volontiers le dragon dans les épopées saxonnes et notamment la plus célèbre d’entre elles, Beowulf, où un héros attaque ce qui se révèle être un énorme serpent noir et venimeux. Dans les récits celtes en revanche, le dragon n’est que reptilien.

 
 

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1.2.3.Dragons

Added 29/1/2008



Puissance du ciel en Chine

Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, et ils sont souvent à l'origine des Dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé. Tous
les empereurs de Chine ont régné  sous le signe du Dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel » : leurs vêtements de parade, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de Dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un empereur envoie en présent à un chef rebelle qu'il n'avait pu vaincre par la force, une somptueuse robe brodée de dragons.

Ce dragon est la manifestation de la toute-puissance impériale : la « Face de Dragon » désigne l'empereur, la « Perle du Dragon » la sagesse du chef, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong dit un jour, paraît-il : « on ne discute pas la perle du dragon ». Voulait-il faire entendre que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause ?

En 1894, ce n'est pas si lointain, le gouverneur de la Province de Moukden aurait interdit la construction d'un chemin de fer : on croyait en effet qu'un dragon vivait sous terre à cet endroit, et l'on craignait que les trains ne lui brisent la colonne vertébrale…

De nombreux dragons hantent le ciel de la Chine. Certains poursuivent inlassablement le Soleil et la Lune, provoquant les éclipses. (Il est intéressant de noter qu'astronomiquement, la tête et la queue de la constellation du Dragon sont les nœuds de la lune, les points où ont lieu les éclipses). Un grand dragon de feu conditionne de ses humeurs la vie en Chine : il ouvre les yeux et c'est le jour, il les ferme et c'est la nuit. Son souffle provoque les tempêtes. Le tonnerre est une manifestation de sa colère, ou de ses combats avec d'autres dragons.

Toujours en Chine, les dragons jouent également un rôle essentiel dans l'agriculture. Gardiens des eaux, ils sont plutôt bienfaisants, mais ils peuvent être maladroits, se tromper de tâche, s'endormir, voire s'enivrer, et c'est alors la catastrophe : le fleuve déborde, la tempête ravage les côtes, ou bien, au contraire, les sources tarissent, la sécheresse menace. Il faut alors les rappeler à l'ordre, ou même les punir : si la pluie tarde trop malgré les prières, on sort la statue du Dragon hors de son temple pour l'exposer au grand soleil : car il est bien connu que les Dragons n'aiment pas trop le soleil...

Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits pleins représentent les 6 étapes de la manifestation :

    * La première de ces manifestations est le "dragon invisible", à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
    * La deuxième est nommée "dragon des champs", à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
    * La troisième se nomme "dragon visible", et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
    * La quatrième est le "dragon bondissant" : la plante croît et donne ses fruits.
    * La cinquième est dite "dragon volant", à l'image des graines et pollen qui essaiment.
    * La sixième enfin est le "dragon planant", c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste.

On retrouve cette association du dragon avec l'élément eau et le cycle végétal dans le festival des bateaux dragons, qui se déroule sur les lacs de certaines provinces chinoises, en souvenir du suicide en 290 avant J.-C., du poète Qu Yuan, désespéré de ce que ses talents ne soient pas reconnus par le roi. Cette cérémonie-souvenir est également liée au temps du repiquage des pousses vertes du riz, qui a lieu à la même époque, après les grandes pluies de printemps.

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Définitions

Added 18/2/2008


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Dragon (militaire)
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dragon n. masc. (anc. fr. " étendard ", où figurait un dragon). MILIT. 1. À l'origine (XVIe s.), soldat se déplaçant à cheval et combattant à pied, puis soit à pied, soit à cheval. Motorisés au cours des années 30 (bataillons de dragons portés), les régiments de dragons sont maintenant équipés de blindés. 2. Nom d'un type de couleuvrine.

dragonne n. fém. Boucle faite d'un cordon de passementerie (parapluie) ou d'une lanière de cuir (bâtons de ski) qu'on passe au bras ou au poignet.

dragonnades n. fém. plur. Nom donné aux persécutions exercées sous le règne de Louis XIV contre les protestants. On logeait chez les villageois des dragons (surnommés les "missionnaires bottés"), qui étaient encouragés à se livrer à toutes sortes d'excès pour amener leurs hôtes forcés à se convertir au catholicisme. Étendues par Louvois du Poitou à tout le Midi huguenot, les dragonnades les plus notables eurent lieu en 1681, 1684 et 1685 et continueront jusqu'en 1698.

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Dragon (reptile)
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dragon volant n. masc. Espèce ( Draco volans) de Reptiles sauriens agamidés, longue d'env. 20 cm, diurne et arboricole, endémique en Asie. Le dragon volant est capable de franchir de 7 à 10 m en vol plané grâce à ses ailes dermiques, replis cutanés latéraux soutenus par les dernières côtes.
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Dragon de Komodo
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C'est un aviateur qui, à la suite d'un atterrissage forcé, découvrit le varan de Komodo en 1912. Surnommé "dragon de Komodo", cet énorme saurien est localisé dans de petites îles d'Indonésie (Komodo, Rinca, Flores), à l'est de Java.
Il peut dépasser 3 m de long et peser jusqu'à 135 kg. Ce varan géant, à la tête massive et à la queue puissante, possède une denture constituée de dents robustes, mesurant 1 cm de long et incisées sur leur bord postérieur (dents crénelées). Il a une peau granuleuse, brune ou noirâtre, et possède de fortes griffes. Il se nourrit de proies volumineuses, tels les petits porcs sauvages, des cerfs, des singes, mais aussi de rongeurs, de poissons, d'œufs, de charognes, etc.
Bon nageur, il s'aventure parfois en mer, mais son domaine est désormais limité à un parc national. Il a été l'objet d'une chasse impitoyable qui a entraîné sa raréfaction, on estime qu'il en reste à peine 2 ou 3 milliers d'individus. L'espèce est désormais protégée.

Si certains lézards sont appelés dragons (dragon de Komodo, dragon volant...), il ne faut pas en déduire que les sauriens ont contribué à la genèse du mythe du dragon. Le problème est vaste et complexe. Les dragons se retrouvent dans les traditions de nombreux peuples, où ils sont en général vaincus par des héros: Apollon et Hercule, dans la mythologie gréco-romaine; Vishnu en Orient; le roi Arthur et Lancelot en Occident; saint Georges dans la tradition chrétienne.
On a pu penser que les grands varans, comme d'ailleurs les crocodiles, avaient inspiré de telles légendes: dans de rares cas, il est possible que des squelettes de dinosaures ou d'autres animaux fossiles aient joué un rôle dans ces croyances. Mais, plus généralement, les dragons pourraient symboliser des forces naturelles, et il ne faut pas forcément chercher derrière eux des animaux réels: ainsi, le fait qu'ils crachent le feu évoque plutôt les volcans, et la Tarasque (représentation d'un dragon monstrueux) symbolise les crues du Rhône.

 
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Dragon (mythologie)
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dragon n. masc. (lat. draco). 1. Animal fantastique que l'on retrouve dans de nombreuses mythologies. 2. Fig. et fam. Personne intraitable et impitoyable. (Souvent iron.) Un dragon de vertu : femme inaccessible ou qui affecte de le paraître. 3. Pays en voie d'industrialisation rapide. Les dragons du Sud-Est asiatique.
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Etymologie
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Il semblerait que le nom du dragon provienne de l'indo-européen par le grec "drakôn" et le latin "draco". Le mot grec provient du verbe "derkomai" qui signifie "regarder, fixer" alors que son sens premier était "brillant". Le dragon des anciens grecs était un reptile monstrueux, souvent gardien d'entrées interdites au même titre qu'un Cerbère ; témoin celui que tua Héraclès (Hercule) et qui, selon la définition du premier dictionnaire de l'Académie française, "gardoit le jardin des Hespérides" où le héros célèbre cueillit les pommes sacrées de la déesse Héra. En vérité, le qualificatif de "dragon" pour un être humain (en principe une mégère) provient directement de l'imagerie médiévale, associant de ce fait l'homme et la bête monstrueuse, symbole des passions coupables.
dragon

Si les noms de "dragonne" et de "dragonniers" se rapportent bien à l'animal (la dragonne fait référence à l'habit des dragons et le dragonnier aurait des propriétés d'alchimie comme la mandragore ou la belladone) l'adjectif "draconien" est tiré directement d'un nom propre. En effet, Athènes avait en son gouvernement, au cours du VII° siècle avant notre ère, un archonte nommée Drakôn, et dont la sévérité et l'intransigeance sont restées célèbres jusqu'à nos jours. Il appliqua durant son office de nombreuses lois des plus dures, tant que l'on prit l'habitude de qualifier de son nom chaque loi contraignante et sans appel.

 
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